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Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

15 Septembre 2018, 22:19pm

Publié par Baiya

 

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Intéressant.... on lit le journal et comme fait exprès, des liens surgissent entre les articles.

Mercredi 12 septembre, à quelques jours d'un week-end prolongé qui  comprend, le 17, 'kei-rô-no-hi' ou la 'journée du respect pour les personnes âgées', on a beaucoup parlé nourriture et boisson dans notre journal local, Chûnichi Shinbun. Et pour de bonnes causes!

Le 6 septembre, l'île de Hokkaidô a été touchée par un fort séisme; les secousses continuent alors que beaucoup de territoires concernés essaient de panser leurs plaies. Le tourisme y est presque au point mort, les prix des produits alimentaires originaires de la région sont en hausse sensible dû aux difficultés d'acheminement. Hokkaidô est responsable de 100% de la production de betterave sucrière du Japon,93,7% de celle de haricots vert,  88,1% de celle de soja, 77% de celle de pommes de terre, 59,3% de celle de blé, 57,7 % de celle d' oignons etc....56,4 % du cheptel bovin japonais y vit. 32,1% des produits de la pêche en proviennent.

La première semaine de septembre, comme chaque année pour annoncer l'automne, on devait avoir dans différents endroits de Nagoya des campagnes de promotion des produits de Hokkaidô et malheureusement l'organisation a été fortement impactée, avec de nombreux commerces incapables de quitter l'île ou d'acheminer leur matériel.
Ainsi au grand magasin Takashimaya, on a dû réorganiser le planning, comme chez Mitsukoshi;  Matsuzakaya, Meitetsu et les autres déplorent des annulations... autant de pertes pour les secteurs économiques concernés que pour les clients qui attendent chaque année avec impatience les meilleurs râmen de l'île septentrionale, ses délicieux poissons et fruits de mer, et tous les desserts confectionnés avec le beurre et les produits laitiers de la région.

A Takashimaya

A Takashimaya

A Matsuzakaya
A Matsuzakaya

A Matsuzakaya

Nous étions page 9 de notre journal; l'article juste à droite du précédent parlait, lui, de la nouvelle réglementation concernant les vins produits au Japon et qui va entrer en vigueur fin octobre prochain.

Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

Les nouvelles règles, plus strictes, concerneront l'uniformisation sur la contre-étiquette de différentes mentions: noms de la région de production, de la région d'origine du raisin et du domaine viticole.
Pour l'instant on peut appeler 'vin japonais' un produit pour lequel on a aussi bien utilisé du raisin récoltés au Japon que des jus et autres ingrédients originaires d'autres pays, mais assemblés et vinifiés sur le territoire nippon.
Le ministère concerné travaille depuis 3 ans à la rédaction de ces nouvelles directives.

Dans le but de créer un véritable label, on a décidé que l'appellation 'vin japonais' serait réservée aux seuls vins produits sur le territoire nippon avec du raisin cultivé au Japon.
Les vins assemblés ici, mais à partir de raisin d'origine étrangère n'auront donc plus droit à ce titre et devront spécifier l'origine de leurs composantes sur l'étiquette.

Les producteurs n'ont pas perdu de temps pour surfer sur cette vague censée leur donner une nouvelle notoriété et les protéger! Certains qui peuvent se targuer de mettre sur le marché des breuvages 'japonais' ont aussitôt étoffé leur offre en prévision de l'entrée en vigueur du nouveau réglement. Ainsi la société 'Chanmoris' ( 盛田甲州ワイナリー ) vend depuis juillet un  'おいしい日本ワイン' (le bon vin japonais: 720ml - 980 yens) et les détaillants ont mis en place dans leurs magasins des rayons dédiés.

Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

Les détaillants ont mis en place dans leurs magasins des rayons dédiés. Le règlement comprend aussi un cadre strict concernant la dénomination du vin qui apparaît sur l'étiquette de la bouteille. Ainsi si on décide d'appeler un produit 'vin d'Aichi' il faudra qu'il soit composé d'au moins 85% de raisins récoltés dans la préfecture et également que le lieu de fermentation soit domicilié dans la préfecture.
Pour pouvoir respecter cela, des fabricants industriels comme Mercian (propriété de Kirin) ont décidé d'installer leurs lieux de production à proximité des régions dans lesquelles est récolté le raisin qui compose leurs vins. Ils avaient un domaine dans la préfecture de Yamanashi,  Château Mercian et ils ont ouvert une nouvelle structure dans la préfecture de Nagano:  シャトー・メルシャン 桔梗ヶ原ワイナリー (Château Mercian Kikyô-ga-hara Winery). Le raisin de Nagano, une grosse région productrice de ce fruit,  était auparavant envoyé à Yamanashi pour transformation.

Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

Mercian est installé sur place, à Shio-jiri, depuis 1938 mais cela faisait 30 ans que  leur cave ' Mercian Shio-jiri Cellar'  ne produisait plus rien. Ils ont donc rénové ces installations  (voir photo ci-dessus). Normalement on devrait pouvoir en goûter les premières bouteilles à partir de l'automne 2020, avec une production initiale de 12 000 à 18 000 bouteilles (contenance: 72cl).
La plupart des vignobles organisent des visites et des séances de dégustation!

Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

Partons maintenant en page 13 du journal!

Cela fait 7 ans maintenant que la région de Fukushima a subi la catastrophe nucléaire dûe au séisme et tsunami de mars 2011. La préfecture était renommée pour sa production agricole. Une partie de la population a été déplacée et les zones situées dans un rayon proche de la centrale sont inaccessibles mais ces derniers mois on assiste au lancement de nombreuses initiatives qui visent à réhabiliter la préfecture. On peut suivre tout cela sur ce site extrêmement bien fait!
Dans mon journal Chunichi, ce mercredi 12 septembre, on présentait la construction de serres pour cultiver des bananes!

Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

Des bananes au Japon, qui plus est à côté de Tokyo? il y fait certes chaud en été, mais est-ce vraiment possible d'y produire ce fruit tropical????

On a évidemment choisi une variété résistante au froid et normalement les premiers pieds devraient être installés dans le courant de ce mois. Mais où  donc?  dans le village de  広野町  ( Hirono) dont la population est d'environ 4000 âmes. Avant l'explosion de la centrale, on y comptait 330 agriculteurs mais maintenant ce chiffre est descendu à 108 foyers. Et ce sont certains de ces irréductibles qui vont participer au projet. Hirono est vraiment très, très près de la zone contrôlée.

Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

Pas facile d'acclimater une banane aux conditions météorologiques tempérées de cette partie du Japon! Dans la ville proche de Iwaki on produit des mandarines, mais en hiver les températures peuvent baisser jusqu'à moins 5.

Des chercheurs ont trouvé une méthode sans utiliser de manipulations génétiques, pesticides ou autres produits toxiques. Le secret est dans le plant. Il a fallu plus de 40 ans à TANAKA Tetsuya, créateur de  D&T Farm, à Okayama, pour mettre au point sa méthode! Il s'agit de la variété GROS MICHEL, originaire d'Asie du sud-est, utilisée aussi en Martinique par exemple, et particulièrement résistante aux conditions climatiques.

Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

On expose les plants à des conditions de froid extrême: sur une année on abaisse la température jusqu'à moins 60 degrés et on les congèle. Puis on les décongèle: ainsi on réactive une propension à supporter le froid. On utilise alors les plants qui ont survécu à cette épreuve.
Beaucoup d'efforts et au final, des fruits qui sont des produits de luxe:

600 yens pour UNE banane

dans les grands magasins de Okayama: les Mongee-Banana. Dans le dialecte local, 'mongee' veut dire 'sugoi' en japonais standard, 'extraordinaire'.

Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!
Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

Si l'essai est concluant à Fukushima, les bananes seront vendues à un prix équivalent. Un peu plus de 500 yens probablement, soit près de 4 euros.

Mais restons dans les douceurs: la glace, encore bienvenue par ces temps chauds et humides. Et avec elle, on célèbre notre championne de tennis, OSAKA Naomi.
Page 17 du journal: eh oui, on en parle avec la 'NAOMI SPECIAL'. Pendant les 3 jours suivants sa victoire, elle était à 500 yens. Mais on peut encore la commander jusqu'au 23 septembre au prix de 850 yens; elle n'est pas sur le menu, alors il faut la demander au comptoir, dans les magasins  Roll Ice Cream Factory.

 

Manger et boire ... pour une bonne cause, peut-être!

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Laure 05/11/2018 09:23

Coucou
Help. Je n'arrive pas à mettre ton blog sur la liste de blogs de la tortue légère
Tu sais pourquoi ????

Bises